Le Très Beau Tablier réinvente les tenues de cuisine

Le Très Beau Tablier réinvente les tenues de cuisine

Lancé il y a six mois, le Très Beau Tablier est une marque 100% made in France qui grandit à vitesse grand V en proposant des tabliers de cuisine esthétiques et originaux. Pour sa fondatrice, Chloé Thomas, l’idée est de revisiter cet habit pratique pour en faire une véritable robe. Nous l’avons rencontrée dans son bureau, en banlieue parisienne.

Tout d’abord, pouvez-vous nous présenter votre marque ?

Chloé Thomas : Comme l’indique explicitement le nom de la marque, je confectionne des tabliers de cuisine de qualité pour les femmes, les enfants et les hommes. Je voulais revaloriser le tablier en lui donnant du style et du goût pour en faire un vêtement agréable à porter lorsque l'on cuisine. Je suis fière de l'authenticité de ma marque, 100% made in France, dont les produits sont faits par mes couturières dans les Vosges.

Comment est né le concept ?

Je suis en pleine reconversion professionnelle car j’étais journaliste il y a encore un an chez Challenges. J’ai eu envie de trouver un emploi qui avait plus de sens pour moi, et la naissance de mon deuxième enfant a été l’élément déclencheur car je ne pouvais plus concilier vie pro et vie perso. Mon entreprise a proposé un plan de départs volontaires auquel j'ai postulé. Ma candidature a été retenue. Cela m'a permis de partir dans de bonnes conditions, et quand on veut créer son entreprise, de le faire de façon sécurisée.

Pourquoi spécifiquement les tabliers ?

Je suis passionnée de cuisine, et je ne trouvais pas de tablier qui me convenait, donc l’idée d’en créer moi-même m’est venue tout de suite. Je suis allée acheter des morceaux de tissus, et c’est une amie couturière qui me l’a confectionné. Je me suis dit : c’est ça qu’il faut que tu fasses. Créer des tabliers sympas, beaux, modernes, qui ne font pas "soubrette". J’ai d’abord développé une ligne pour les femmes, avant de faire les enfants, les hommes (photo ci-dessous) et ma toute dernière nouveauté : les tabliers japonais.

Comment sélectionnez-vous les tissus ?

Je privilégie le coton qui se lave facilement, sinon des tissus modernes et variés, du jean, des imprimés, ou du wax, sorte de tissu africain. Je diversifie les designs au maximum. L’idée est que chacun trouve le tablier à son image, d’en faire une petite robe et d’être fière quand on présente son plat à table.

Comment se passe la conception ?

La production est faite intégralement dans les Vosges, de la confection, à la coupe, et je travaille avec quatre ou cinq couturières qui confectionnent les tabliers. J’ai récemment changé d’atelier dans un lieu plus élaboré avec une machine pour faire la coupe au laser, c’est un vrai atout qui permet de produire plus rapidement et d’avoir des finitions plus propres.

En tant qu’entrepreneuse, quel a été votre mode de fonctionnement ?

J’essaie d’avoir une démarche start-up, plutôt que d’avoir un business plan très ambitieux. Je teste et j’avance au fur et à mesure. Pour m’aider, j’ai intégré une pépinière d’entreprises, la BGE Parif', qui permet de tester son activité, d’avoir un suivi et de pouvoir travailler légalement sans avoir encore le statut d’entreprise. Après avoir démarré à vendre auprès de mes amis, j’ai lancé le site officiel, j’ai déposé la marque et en juin dernier, ma boîte a eu le statut d’entreprise SASU.

Quelles sont les difficultés du métier d’entrepreneur ?

Le démarrage est souvent une étape très compliquée car il faut tout faire, c’est un travail de fourmi, puis petit à petit on délègue certaines tâches. Beaucoup pensent que c’est un hobby alors que c’est un travail à plein temps dans le vrai sens du terme. Le début du projet demande une organisation militaire.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes souhaitant être entrepreneurs ?

Ne pas hésiter à tester son produit même si le packaging n’est pas fini. Les premiers clients sont souvent nos amis, nombreux vous diront que c’est top mais dès qu’il s’agit de sortir le carnet de chèques, ils le sont beaucoup moins. C’est pourquoi il est intéressant de tester son concept très vite, puis d’avancer en ayant des retours concrets. Un autre conseil aussi, est de lutter contre l’isolement, sous risque de s’entêter avec une idée que l’on croit très bonne alors qu’elle ne l’est pas.

Développer votre projet au sein d’une pépinière semble avoir été déterminant pour vous, n'est-ce pas ?

Absolument. Cela vous oblige à constituer un dossier, de matérialiser votre idée, et de calculer la rentabilité de votre projet, car le montant des charges vous fait prendre en compte certains éléments qu’on ne connaissait pas avant. Il faut savoir qu’avant de se rémunérer, il se passe trois ans en moyenne. Je conseille les jeunes entrepreneurs de travailler dans des espaces de coworking, d’intégrer une couveuse d’entreprises et d’être suivi au maximum.

Avez-vous d’autres projets pour le Très Beau Tablier ?

Pour le moment je me concentre sur ma toute dernière nouveauté dont je suis très fière, les tabliers japonais, sortes de chasubles en lin très élégants, et pour le printemps je pense lancer une gamme d’accessoires, vous verrez.

Pour vous procurer l'un des superbes tabliers ou l'offrir à un de vos proches, rendez-vous sur Le Très Beau Tablier.

Vincent Villemer

Journaliste

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