Kollori redonne des couleurs à nos bureaux

Kollori redonne des couleurs à nos bureaux

Créée en décembre 2012, la société Kollori s’est très vite imposée comme un acteur incontournable de l’aménagement de bureaux en France. Nous avons rencontré son jeune fondateur Romain Fusaro pour qu’il nous explique les clés de son succès.

Comment a débuté l’aventure avec Kollori ?

Romain Fusaro : J’ai créé Kollori quand j’avais 23 ans. Je bossais chez Microsoft à l’époque, mais ça faisait déjà quelques années que j’avais envie de créer mon entreprise pour être indépendant et donner vie à quelque chose qui compte… C’est en voyant les locaux de ma boîte que l’idée m’est venue d’ouvrir une boutique en ligne dédiée à l’aménagement de bureaux. Je me suis dit que ça devait déjà exister, mais je n’ai rien trouvé. Je me suis donc lancé avec deux associés.

Pourquoi avoir choisi ce nom, Kollori ?

RF : Je cherchais quelque chose d’assez funky, et c’est un pote qui m’a suggéré d’appeler la société parce que je voulais donner de la chaleur, de la couleur aux bureaux. J’ai bien fait parce que ce nom reste dans la tête des gens.

À quels obstacles avez-vous été confronté au départ ?

RF : Le premier, c’était la jeunesse. Au départ, quand j’allais en rendez-vous, on me demandait souvent si je venais pour le poste de stagiaire… Mais vu que Kollori proposait des solutions intéressantes, les clients nous faisaient rapidement confiance. Pour le reste, c’est assez facile de créer sa société en France, surtout qu’on avait sous-traité une bonne partie de la paperasse à notre comptable.

Les premiers mois n'ont pas été trop compliqués ?

RF : C’est la période la plus dure car personne ne te connaît, ton site n’est pas du tout visible en ligne, tu n’as pas encore un catalogue de produits complet… Tu te démènes sans voir de résultats. Mais finalement, au bout de huit/neuf mois, le travail commence à payer. Beaucoup d’entrepreneurs m’avaient prévenu que la création d’une entreprise était comparable à un marathon, et ça m’a beaucoup aidé. Je me suis dit qu’il fallait que je tienne, et que tous mes efforts allaient finir par payer car mon produit était bon et ma marque intéressante.

La start-up Holidog, spécialiste de la garde d'animaux, a fait appel à Kollori pour décorer ses bureaux parisiens.
La start-up Holidog, spécialiste de la garde d'animaux, a fait appel à Kollori pour décorer ses bureaux parisiens.

Comment avez-vous réussi à vous faire connaître en si peu de temps ?

RF : Nous n’avons jamais fait de publicité à proprement parler, ni de démarchage commercial. Je voulais que les clients viennent à nous. Dès le départ, nous avons décidé de lancer un blog pour donner des conseils en aménagement de bureaux. Rapidement, nous avons eu de bons retours, puis le bouche-à-oreille a fait le reste. Tout cela a permis à la boîte de grossir et de gagner en visibilité.

Qu’est-ce qui vous démarque de la concurrence ?

RF : Déjà nos valeurs, avec une position très dynamique, fun et colorée. Ensuite, on mise sur notre blog, nos articles gratuits où l’on va vraiment dans le détail. On explique par exemple comment optimiser une salle de réunion, ou comment agencer un espace de créativité, car on trouve important de former nos clients. Et s’ils préfèrent suivre tous nos conseils gratuitement, sans faire appel à nous par la suite, on ne leur en tient pas rigueur. L’essentiel c’est que tous les bureaux de France soient peu à peu centrés sur le bien-être.

Comment a évolué la société depuis sa création il y a cinq ans ?

RF : Elle grandit chaque année de façon importante, ce qui nous a permis de dépasser les 1 500 clients l’an dernier. Depuis quelques mois, nous sommes passés à la vitesse supérieure en fusionnant avec une entreprise qui réalise des travaux dans les bureaux. Depuis, on peut vendre des projets de A à Z, et travailler sur des espaces allant de cinq à plusieurs centaines de postes de travail. 

Les bureaux de Kollori sont à l'image de ce que prône la société. Ils sont à la fois conviviaux, colorés, fonctionnels, lumineux, aérés...
Les bureaux de Kollori sont à l'image de ce que prône la société. Ils sont à la fois conviviaux, colorés, fonctionnels, lumineux, aérés...

Quel est votre business model ?

RF : Il y en a plusieurs car nous avons de multiples activités. La première est la vente de produits achetés à des fournisseurs sur notre boutique en ligne. La deuxième est la création de produits, de posters, de stickers muraux pour rendre les bureaux plus sympas. La troisième est la partie aménagement de bureaux globale, avec des projets plus importants. On réalise des plans, on émet des propositions, on se rend sur place, le tout gratuitement. Si le client est satisfait, on sait qu’il commandera ses produits chez nous.

Combien de temps ça a pris avant que vous ne soyez rentable ?

RF : Entre deux ans et demi et trois ans. C'est le temps qu'il a fallu attendre avant de pouvoir se payer des salaires normaux.

À la fois fun et sérieuse, la société travaille aussi bien avec des petites entreprises qu'avec des géants du CAC40.
À la fois fun et sérieuse, la société travaille aussi bien avec des petites entreprises qu'avec des géants du CAC40.

Comment vois-tu l’avenir de Kollori ?

RF : Comme notre recette fonctionne à merveille, on ne va pas en changer. On va continuer à créer des produits, à fournir toujours plus de conseils sur notre blog… Et potentiellement on aimerait se développer à l’international. Pour le moment, on est basés en France, en Belgique et au Luxembourg, mais on aimerait aller plus loin parce qu’on s’est rendu compte qu’il n’y avait toujours pas de concurrence sérieuse sur ce créneau en Europe.

Guillaume Huault-Dupuy

Journaliste

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