Cyclofix, ou comment réparer son vélo sans bouger !

Cyclofix, ou comment réparer son vélo sans bouger !

Si le vélo est de plus en plus utilisé par les Français, les services d'entretien n'ont pas forcément évolué en conséquence. C'est justement l'enjeu de Cyclofix, un service de réparation de vélo à la demande, qui se déplace jusqu'au client pour intervenir. Rencontre avec son patron, Alexis Zerbib.

Pouvez-nous présenter Cyclofix ?

C’est un service de réparation de vélo à la demande. Via l'application mobile, le cycliste réserve son technicien qui se déplace jusqu'à lui pour intervenir. Nous nous ne revendiquons pas comme un service d'urgence mais plutôt comme un véritable magasin de vélo mobile. Nos réparateurs sont munis de toutes les pièces et outils nécessaires, et nous vendons également des accessoires.

Quel est le délai d’intervention généralement ?

Nous comptons plus de 120 réparateurs indépendants. Ils indiquent sur l’application leurs disponibilités et lorsque le client demande un rendez-vous, il voit tout de suite si sa demande est susceptible d’être acceptée. Si ce n'est pas le cas, un autre créneau lui est proposé. 70% des interventions ont lieu le jour même, 30% sont effectuées le lendemain.

Comment est née l’idée ?

A l’été 2015, je réfléchissais déjà à l’idée de lancer un projet. Etant moi-même un cycliste urbain, je voulais répondre à un réel problème d’usage en apportant une solution pratique. C’est très contraignant d’emmener son vélo en magasin, surtout quand les roues ou les pneus sont usés. Il fallait envoyer son vélo et attendre parfois plusieurs semaines avant qu’il soit réparé. L’expérience d’utilisateur n’a pas évolué depuis plusieurs décennies, et alors qu’on est dans une époque où le service à la demande explose, il me paraissait évident de le faire pour les vélos.

Le logo officiel de Cyclofix.
Le logo officiel de Cyclofix.

Quel est le type de réparation le plus souvent demandé par les cyclistes ?

La crevaison des pneus est un souci très récurrent. Il y a également le remplacement de frein et la révision complète du vélo. Contrairement à nos voisins allemands qui le voient comme un véhicule de déplacement à part entière, au même titre que le scooter ou la voiture, ce n’était pas le cas chez nous. Nous avions tendance à attendre qu’il y ait une casse plutôt que de l’entretenir régulièrement et éviter ce genre de problèmes.

Cyclofix est déjà présent dans six grandes villes et leur agglomération, quels sont vos objectifs de développement à long terme ?

Il y a surtout une volonté de se développer à l’échelle internationale, et plus particulièrement dans les grandes métropoles. Le service est très apprécié dans les grandes villes cyclables, donc il y a matière à faire. Je ne me fais pas de souci, mais pour le moment je ne peux pas vous dire quelle sera notre prochaine zone.

Quels obstacles a pu rencontrer Cyclofix depuis sa création ?

Je réfléchis, mais je crois avoir eu la chance de ne pas en avoir connu. Nous avons surtout amélioré des choses au fil du temps, en optimisant les pièces pour qu’elles soient durables et de meilleure qualité, et en renforçant le service des réparateurs. C’est notre challenge au quotidien.

Un des réparateurs Cyclofix en pleine intervention.
Un des réparateurs Cyclofix en pleine intervention.

Comment a évolué la structure de Cyclofix ?

J’étais vraiment tout seul au début, je me chargeais même des premières réparations de vélo. Aujourd’hui, nous sommes quinze salariés dans l’équipe interne, sans tenir compte des 120 réparateurs indépendants. Le premier technicien a été recruté en mai 2016... Je vous laisse calculer, mais en deux ans et demi, il s'agit plutôt d'une belle évolution !

Quels profils recherchez-vous ?

Quel que soit le poste visé, on regarde avant tout la motivation. Cyclofix se développe très vite, c’est pourquoi nous avons besoin de personnes ayant envie d’avancer et de faire évoluer le produit. Quant aux techniciens, il ne s’agit pas forcément de réparateurs de métier. Il y en a qui apprennent au fur et à mesure et qui montent en compétence. Par contre, la passion du vélo n’est pas un critère forcément requis. C’est un plus, mais c’est loin d’être indispensable.

Enfin, auriez-vous deux ou trois conseils pour les jeunes souhaitant se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Pour lancer son projet, il faut d'abord être passionné. Je pense qu’il faut à la fois être convaincu de son idée, mais aussi rester lucide sur ce qui fonctionne ou non. Il faut également savoir être à l’écoute, et surtout, bien s’entourer. J’espère n’avoir rien oublié !

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Vincent Villemer

Journaliste

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